
La Science à l'Oeuvre
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La seule chose qui
m’importe, c’est si les singes manifesteront des caractéristiques que
je pourrais publier . Je n’éprouve jamais d’affection pour eux. Je
n’aime pas les animaux. Je méprise les chats. Je déteste les chiens...
Comment peut-on aimer les singes ? |

Matériel biologique vivant
Il n’existe aucune raison moralement soutenable pour justifier que nous
infligions aux animaux des traitements que nous trouverions inacceptables
d’infliger à des êtres humains. Si, bien sûr, on accepte d’envisager la
question sans arrogance et sans préjugés.
Nous sommes de plus en plus nombreux, paraît-il, à reconnaître que les
animaux sont des êtres sensibles et que, comme nous, ils éprouvent des
sensations plaisantes et des sensations qui ne le sont pas : la frustration, la
solitude, le stress, la dépression, la crainte, la panique, la souffrance
physique.
Et pourtant, ils n’ont jamais été à ce point instrumentalisés, suppliciés
et massacrés.
Leur existence, si tant est qu’ils puissent la mener en toute liberté, est
constituée de nombreuses activités et d’évènements : s’approprier un
territoire et le défendre, trouver de quoi se nourrir, dormir seul ou au sein
d’un groupe, communiquer, jouer, se disputer, se rassurer, rechercher un(e)
partenaire, s’accoupler, nourrir et protéger leurs petits, faire leur
apprentissage…Pas très éloignée de la nôtre, en somme…Leur univers
naturel est peuplé de sons et d’odeurs qu’ils savent décoder et qui sont
fort utiles, entre autre, pour leur signaler des dangers qu’ils
s’efforceront d’éviter, car, tout comme nous, les animaux tiennent à leur
vie et, tout comme nous, ils sont désemparés lorsqu’ils n’ont plus aucun
contrôle sur les évènements et qu'ils se retrouvent réduits à
l’impuissance.
C’est pourtant à l’impuissance que ces animaux sont réduits. Impuissance
face à la solitude et à l’angoisse implacables, impuissance face aux
effroyables tourments qui leur sont infligés.
La plupart d’entre nous ne pénètrera jamais dans un laboratoire. Nous ne
sommes pas censés savoir ce qui se passe à l’intérieur de ces murs. Ce qui
suit ne prétend pas rendre compte de l’immensité des souffrances qu‘ils
dissimulent. Mais c'est plus qu'il n'en faut pour refuser de fermer les yeux sur
cette désolation et sur l’insanité des expériences qui sont conduites sous
le prétexte fallacieux de la recherche scientifique.
Les souris et les rats, généralement qualifiés de fléau, de peste, se voient
rebaptisés, dans la presse pro-vivisection, « star des laboratoires » et «
meilleur ami de l’homme ». Ces appellations cyniques signifient tout
simplement que ces petits rongeurs sont les "animaux-ustensiles" par
excellence, que l’on peut manipuler, martyriser et tuer dans une indifférence
quasi-générale. Quant aux souris génétiquement modifiées, "l’avenir
de l’homme", leur nombre ne cesse d’augmenter : souris knock-out, à
qui l’on a supprimé un gène, ou Knock-in à qui ont en a ajouté, toutes créées
pour une affection précise : souris diabétique, cancéreuse, myopathe, obèse,
anorexique, sourde, édentée…
Dans le but d’imiter l’inflammation produite par l’arthrite, on implante
du cartilage dans le corps de souris ou encore, on leur injecte une substance au
bas de la colonne vertébrale : cela provoque, en une semaine, de fortes
inflammations des articulations des pattes. De retour dans leurs cages exiguës,
elles se piétinent les unes les autres, se marchent sur leurs pattes
douloureuses, et finissent par se battre. L’expérience dure environ 3
semaines, puis elles sont tuées. Le but de ces expériences étant de juger de
l’incapacité (déjà vérifiée lors d’essais cliniques), des
anti-inflammatoires non-stéroïdaux, à ralentir ou stopper la dégénérescence
des articulations. (a)
Toujours pour provoquer ce type d‘inflammations, on injecte de l’air sous la
peau de souris et de rats, derrière l’omoplate, ainsi que de l’huile de
croton qui a pour effet d’aggraver l’inflammation. Ces poches d’air
enflent de plus en plus et éclatent parfois, provoquant de terribles douleurs
à ces animaux.
Deux scientifiques américains ont découvert que, chez les animaux aussi, la
forte absorption d'alcool ralentissait la production de neurones, laquelle
commençait à se réactiver lorsque l'état de sobriété était retrouvé.
Afin d'étudier les capacités de régénération du cerveau (chez l'homme) ces
scientifiques gavent des rats avec de l'éthanol, jusqu'à un taux de 0,3 g puis
les laissent dessaouler. Les rats sont tués à différents stades de récupération.
Un produit durcissant est injecté dans leur cerveau puis, l'hippocampe (siège
de l'apprentissage et de la mémoire) est découpé en tranches ; on compte les
cellules et on recommence. « Un début très excitant » selon ces chercheurs. (b)
Cinq années durant, une équipe de scientifiques a cherché à évaluer si un
stress prolongé pouvait conduire à l’alcoolisme; 6 000 souris ont reçu des
décharges électriques dans les pattes, ont été forcées de nager dans des
labyrinthes, et furent privées de nourriture avant de se voir proposer de
l’alcool. (c)
Une cage, avec des trous et des voyants lumineux, dans laquelle les rats passent
3 heures par jour pendant 3 mois. Le rat, curieux, met son museau dans ces
trous. Dans un de ces trous, lorsque le voyant est vert, il reçoit par
injection une dose de cocaïne. Certains rats associent très vite le voyant
vert à une « récompense ». Dix-sept des cents rats testés sont devenus dépendants;
lorsque la drogue était rationnée, ils ont visité jusqu’à 800 fois le
trou. Lorsque la prise de drogue était associée à une décharge électrique
(signalée par un voyant bleu) ils allaient néanmoins chercher leurs doses,
cent fois s’il le fallait. Ces rats ont également rechuté après une période
de sevrage. Conclusion ? La toxicomanie n’est pas un comportement spécifique à l’espèce humaine,
et elle dépendrait du temps d’exposition à la drogue mais aussi du degré de
vulnérabilité de l’individu…. (d)
Dans le cadre de recherches sur l’éventuelle responsabilité de certaines
substances présentes dans l’environnement sur le développement de la maladie
de Parkinson, on administra à des rats de la roténone, par perfusion à
travers la veine jugulaire. La moitié des animaux manifestèrent des symptômes
semblables à ceux de cette maladie. Après les avoir tués, on examina leurs
cerveaux. Les chercheurs ont toutefois admis que la méthode utilisée ne
pouvait pas se comparer à l’effet potentiel de ce type de substances présentes
dans l’environnement et que, de plus, cette expérience ne prouvait pas que la
roténone pouvait causer la maladie de Parkinson chez les humains.
(e)
On injecte de la toxine tétanique directement dans le cerveau de rats afin de
provoquer une imitation de crise épileptique. « Le tourment de ces animaux
peut à peine être imaginé; nous en avons filmé un, constamment agrippé à
l’électrode fixée sur sa tête, les yeux fermés, dans un état de
souffrance évident. »
(f)
Des milliers de souris sont sacrifiées pour tester chaque lot de Botox mis en
circulation (la toxine botulique étant très volatile). Les souris auxquelles
on injecte cette toxine commencent par avoir des troubles de la vue, ensuite la
paralysie gagne leurs membres, leur diaphragme et elles meurent asphyxiées.
Des vivisecteurs suédois ont introduit des tubes en polythène dans le cerveau
des rats, et ensuite des ballons qu’ils ont gonflés. Ils purent ainsi découvrir
que les gros ballons avaient causé plus de dommages aux cerveaux que les
petits.
Des souris ont été amputées de leurs pattes antérieures pour voir comment
ces animaux se débrouilleraient ainsi pour se toiletter.
Pour éviter de recevoir des décharges électriques, le rat doit appuyer sur un
levier chaque fois que le voyant s’allume.
L’animal, au bout d’une heure, reste les yeux fixés sur le voyant, sans réagir.
Les prises de sang sont des opérations qui n’ont rien d’anodin. Toute
manipulation par un technicien de laboratoire est déjà une source de stress
pour les animaux, et les prises de sang sont, dans certains cas, effectuées
plusieurs fois par jour. Certaines techniques utilisées sur les petits rongeurs
sont particulièrement douloureuses comme la prise de sang péri-orbitaire : ces
animaux sont, en principe, anesthésiés (au gaz). On enfonce une pipette au
coin de l’œil jusqu’au sinus, en la faisant tourner rapidement et on prélève
du sang. « C’est une procédure excessivement sanglante. Il y a du sang
partout (sur le sol, sur les blouses) et il arrive souvent que les personnes qui
y assistent pour la première fois s’évanouissent. Les animaux ne sont pas
toujours suffisamment anesthésiés et endurent alors une douleur intense. Si,
d’autre part, la pipette est mal introduite, l’animal peut perdre un œil.
»
Une autre méthode consiste à leur couper le bout de la queue, sans anesthésie.
Elle est utilisée lorsque les vivisecteurs ont besoin de plusieurs prélèvements
en peu de temps. L’extrémité de leurs queues, encore à vif, sera donc
recoupée à plusieurs reprises. (g)
Les tests de toxicité
- Les tests de toxicité aigus visent à déterminer les effets nocifs et/ou
mortels d‘une dose unique de produit chimique administrée par gavage,
inhalation ou sur la peau. Les animaux le plus souvent utilisés sont des rats,
mais d’autres animaux sont victimes de ces expériences. Par exemple, pour
mesurer l’impact des produits chimiques sur l’environnement, on verse
ceux-ci dans des aquariums où les poissons restent en contact avec le produit
pendant des jours. Les scientifiques observent les réactions physiques et
comportementales, et comptent le nombre de morts.
- Pour les tests de toxicité à dose répétée, effectués sur la peau, par
inhalation ou encore par gavage, les animaux (rongeurs, chiens…) sont exposés
à de petites doses de produit chimique pendant un ou plusieurs mois. On observe
ensuite les lésions que le produit a causées aux organes et au système
nerveux.
- Les études de toxicité de reproduction sont des tests effectués à dose répétée
pour mesurer les effets d’un produit chimique sur le comportement sexuel, la
fertilisation etc.
A la fin de l’expérience, les animaux seront tués et leurs organes
reproducteurs analysés.
- Les tests de toxicité de développement étudient les effets du produit
chimique sur le développement embryonnaire et fœtal des rongeurs. Les
nouveau-nés, lorsqu’ils survivent, sont souvent atteints de malformations.
Ces tests peuvent être effectués sur plusieurs générations.
- Les tests de toxicité chronique sont généralement menés sur de rongeurs.
Les produits chimiques sont administrés par gavage, ou dans la nourriture, par
inhalation ou sur la peau. Le calvaire des animaux victimes de ces expériences
peut durer plusieurs années.
- Pour les études de cancérogénicité, les animaux, le plus souvent des rats
et des souris, sont exposés toute leur vie à des produits chimiques (gavage,
inhalation et application sur la peau). Ces petits rongeurs sont atteints de
tumeurs parfois si grosses qu’elles les empêchent de bouger ou encore,
qu’elles éclatent.
- Les tests de sensibilisation cutanée sont menés (généralement sur des
souris, cochon d’indes, hamsters) pour déterminer les réactions allergiques
d’un produit chimique. On rase le dos des animaux, et on leur injecte un
produit chimique pour provoquer une réponse immunitaire. Ensuite, on applique
le produit chimique à même la peau.
- Tests d’irritation oculaire : les lapins sont particulièrement utilisés
pour tester l’effet irritant et corrosif de diverses substances sur les yeux;
le flot lacrymal étant faible chez cet animal, le produit reste en contact avec
l’œil pendant des jours provoquant d‘affreuses douleurs (il ne leur est pas
administré d’anesthésiant ou d’analgésique) et aussi la cécité.
- Les tests d’irritation cutanée sont souvent effectués sur les lapins, mais
aussi sur des cobayes, des cochons d’inde et des souris (produits cosmétiques,
d‘entretien, phytosanitaires, etc.); leurs dos sont rasés et la substance est
appliquée à même la peau. Ils sont maintenus dans des appareils de
contention, parfois pendant plusieurs semaines. On surveille les réactions;
enflure, inflammation, ulcération, brûlure, craquelure. Encore une fois, pas
d’anesthésie, pas d’anti-douleur. Il arrive également qu‘ils meurent en
se brisant le cou dans un effort désespéré pour se libérer.
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Autres procédures - Autres fournitures consommables |
Les lapins sont utilisés dans de nombreuses expériences hormis les tests de
toxicologie : tests pour la recherche sur les maladies cardio-vasculaire, sur le
système immunitaire et dans le cadre d’études sur les traumatismes physiques
:
Moelle épinière écrasée avec des forceps pour causer des paralysies et
stimulus chimiques ou mécaniques aux pattes postérieures afin d’observer les
effets sur les réflexes spinaux, pattes brisées pour examiner un mois durant
les effets de protéine d’os humains sur le taux de guérison des fractures.
(h)
Pour provoquer des déformations des articulations chez de jeunes lapins, on étire
mécaniquement leurs pattes et on sectionne leurs tendons d’Achille. (i)
Ils sont aussi utilisés comme machines à produire des anticorps : on leur
injecte des antigènes (substances provoquant une réponse immunitaire) et leur
sang est régulièrement prélevé. Le génie génétique a aussi développé
des lapins atteints de mucoviscidose, de cardiomyopathie ou du HIV.
L’Université de Bristol a élevé toute une colonie de lapins pour les
exposer aux piqûres de mouches tsé-tsé.
Les chercheurs entraînèrent des singes tamarins à
effectuer diverses tâches cognitives. Ensuite, ils endommagèrent leurs
cerveaux (par ablation ou aspiration de parties du cerveau ou encore par
injection de toxines). Une technique classique consistait à mettre le
singe sous anesthésie, immobiliser sa tête avec un appareil stéréotaxique
(qui la maintenait fermement au niveau de la langue, des yeux et des oreilles),
inciser, enlever la couche de muscle attaché au crâne et ouvrir le crâne avec
une scie électrique afin de lui infliger des lésions. Un des chercheurs
appelait cyniquement cette opération "ouvrir le couvercle".
Cette opération provoquait chez les singes, outre la souffrance, ecchymoses,
enflures, saignements, tremblements, vomissements, perte d’équilibre, de
l’appétit, troubles de la vue et de la coordination, ou encore perte de
l’usage d’un bras ou de tout un côté du corps. Les singes devaient ensuite
répéter les tâches qu’ils avaient apprises afin de voir s’ils en étaient
toujours capables. Ces expériences sont classées dans la catégorie "procédures
causant une souffrance modérée". (j)
Des expériences du même type furent conduites à l’Université d’Oxford.
Six macaques subirent 32 lésions au cerveau. Dans une étude pilote, un des
singes fut obligé, malgré un bras pratiquement paralysé, d’effectuer 2 000
tests cognitifs.
Stephen Lisberger, à l’Université de Californie a pratiqué pendant 21 ans
des expériences plus ou moins identiques sur des macaques : forant leur crâne
pour y fixer des chevilles, des plaques de métal et des électrodes, aspirant
des parties de leurs cerveaux, fixant avec du mastic des lunettes sur leurs têtes
3 mois durant pour déformer leurs visions. Pendant ces expériences, les singes
sont immobilisés dans des chaises de contention 8 heures par jour, forcés
d’effectuer des mouvements précis des yeux afin d’obtenir de quoi boire
(pour les motiver, ils sont privés de tout liquide). Chaque macaque devait
endurer ces expériences pendant 3 années ou plus. (j)
A l’Université de New York, Lynne Kiorpes détériore chirurgicalement la
vision de bébés singes, âgés de 10 jours à 2 mois. Certains sont tués après
la première expérience, les autres doivent encore et encore, drogués et
maintenus dans des appareils stéréotaxiques, "participer" à des épreuves.
Les bonnes réponses sont "récompensées" par 1/5ème de cuillère à
café de jus de pomme. D’autres singes, des électrodes plantés dans leurs
cerveaux, subissent pendant 18 heures d’affilée des séances
d’enregistrement électrophysiologique, après quoi ils sont tués et leur
cerveaux sont disséqués. (j)
Steve Cheung, chercheur à l’Université de Californie, ouvre le crâne de
singes écureuils, y insère des électrodes, et ensuite leur inflige pendant 3
heures des sons atteignant 140 décibels (équivalent d’un jet au décollage).
(j)
Depuis des décennies on effectue des recherches sur les effets de la séparation
des petits d’avec leurs mères sur des rats, des chiens, des chats et aussi
des singes. Récemment deux chercheurs ont mené une énième étude sur le
sujet, dans le but d’en affiner les résultats : ils ont séparé les enfants
singes de leurs mères à des ages différents (une semaine, un mois, six mois)
et les ont confiés à une mère « adoptive » après des périodes plus ou
moins longues. Conclusion : plus tôt un enfant orphelin sera placé dans une
famille d’accueil, moins il risquera de développer des problèmes émotionnels,
relationnels, etc. (k)
D’autres expériences ont été menées par le Pr Harlow, visant à mesurer la
résistance de l’instinct maternel dans des conditions extrêmes : une mère
singe avec son petit, enfermés dans une cage dont le sol est une plaque
chauffante. A mesure que la température augmente, va-t-elle jeter le bébé,
monter dessus pour se protéger ? Ou la dépression face à la maltraitance: on
a donné à des bébés singes que l’on avait séparé de leurs mères, des mères
de substitution : en fait, des mannequins pourvus de mécanismes divers contrôlés
par les chercheurs. Ceux-ci, lorsque le petit singe allait vers sa mère pour se
serrer contre elle, appuyaient sur un bouton et la "mère" projetait
violemment le petit en l’air ou le secouait très brutalement. Les jeunes
singes ne faisaient que s’accrocher plus fermement à leurs "mères".
Ce n’était apparemment pas ce que l’expérimentateur escomptait, aussi a-il fabriqué
une mère porc-épic dont le corps s’érigeait de pointes en cuivre. (l)
Afin de découvrir si les liens de parenté tenaient ou non un rôle dans le
comportement altruiste, des chercheurs ont enfermé un macaque, à l’intérieur
d’ une petite pièce dans laquelle il y avait 2 chaînes. Les macaques avaient
appris auparavant à tirer sur l’une ou l’autre (selon la couleur d’un
flash lumineux qui leur était envoyé) afin d’obtenir de la nourriture.
Ensuite on a fait entrer un autre macaque dans la pièce attenante que l‘autre
singe pouvait voir à travers une glace sans tain. Lorsque celui-ci tirait la
chaîne, il obtenait toujours de la nourriture mais le macaque, en face,
recevait une puissante décharge électrique. Très rapidement, la plupart des
macaques ont refusé de tirer sur les chaînes. Dans l’une de ces expériences,
87 % des animaux ont préféré se passer de nourriture. Pour l’un d’eux,
cela a duré 12 jours. Le fait que les macaques qui recevaient les décharges
leur soient ou non apparentés, ne changeait rien à l’attitude des autres
singes. Quant à ceux qui avaient subi ces décharges électriques, ils renonçaient
plus vite encore à tirer sur ces chaînes. (m)
Les expériences menées sur les chats concernent le système nerveux, la
vision, l’ouïe, les fonctions du cerveau, le sommeil, la locomotion, les lésions
de la moelle épinière, le cancer, le sida, la maladie de Parkinson. En clair,
ces animaux sont écorchés, énucléés, des électrodes sont insérés dans
leurs muscles mis à nu, dans leurs yeux, on leur sectionne la moelle épinière,
les nerfs, on fixe sur l‘os de leur crâne des canules sur lesquelles sont
plantées des électrodes ou encore des tubes déversant des substances
chimiques directement dans leurs cerveaux...
Pour étudier les réflexes et l’activité des vaisseaux sanguins, on a ouvert
le poitrail de chats, écorché leurs pattes postérieures, introduit des tubes
dans leur cou et leurs pattes, puis on leur a envoyé des décharges électriques
et injecté du cyanure de sodium (menée par la British Heart Foundation).
Michael Striker a mené pendant près de 40 ans des expériences sur des chats,
des furets et des souris, censées renseigner sur les effets de la privation de
sommeil. L’une d’elle consistait à implanter des électrodes, connectées
à un ordinateur, dans le cerveau de chatons et à coudre et coller leurs paupières.
Ensuite ces chatons étaient placés dans une cage avec un plancher rotatif. Dès
que les chatons s’endormaient, l’ordinateur mettait en marche le tapis
roulant, contraignant les chats à marcher. La privation de sommeil pouvait
durer 24 heures, pendant lesquelles leur activité cérébrale était enregistrée.
L’expérimentateur procédait à une dernière séance d’imagerie cérébrale
après quoi, les chatons étaient tués. (n)
Les chats sont souvent utilisés pour enseigner les techniques d‘intubation.
Une classe entière d’étudiants inexpérimentés vont répéter et répéter
encore cette opération traumatisante sur les mêmes animaux, qui bien ou mal
anesthésiés souffrent toujours, par la suite, de contusions du larynx et de la
trachée, de saignements et de toux persistantes. Il arrive aussi que certains
animaux meurent d'avoir été mal intubés.
On administra un barbiturique à un jeune chien mâle, on préleva de la moelle
de son sternum et on l’emmena dans la salle d’autopsie. On mit le chien,
toujours vivant, sur un égouttoir, sa tête au-dessus de l’évier et on lui
trancha deux artères du cou. "Il régnait dans la pièce une atmosphère
joyeuse tandis que l’équipe s’activait à tailler le chien en pièces tout
en lançant des blagues. Quelques minutes avant le chien était en vie,
regardant autour de lui et reniflant les odeurs; à présent il n’était plus
qu’un paquet de chair. Ses yeux et tous ses organes vitaux furent extraits
pour être analysés". (o)
De nombreuses espèces animales sont utilisées dans des tests censés améliorer
le traitement des fractures : des cochons, des moutons, des chèvres, des rats
et des souris, mais plus particulièrement des chiens. Pour une de ces études
on trancha les os des pattes de 66 beagles avec une scie circulaire. Sur la
publication de cette étude, il n’est fait aucun état d’une quelconque
anesthésie ou administration d’analgésique. (p)
Des beagles immobilisés, un masque fixé sur la tête, sont contraints
d’inhaler la fumée de 30 cigarettes par jour. Lorsqu’un mégot s’éteint,
il est très rapidement remplacé par une nouvelle cigarette. L’expérience
dure de 2 à 3 ans, ensuite les chiens sont tués et disséqués. Une autre
technique consiste à opérer une trachéotomie sur les chiens et à leur faire
aspirer de la fumée concentrée directement par la gorge, durant une année,
voire plus. (q)
Ces expériences sur la cigarette sont aussi infligées à des chats, des
rongeurs, des lapins, des moutons, des poulets et des singes.
animalvoices.com
Toujours dans le cadre des recherches pour les industries du tabac, des chiens ont eu les pattes coupées (exceptées les artères principales) et ont été maintenus en vie tandis que les chercheurs étudiaient les effets de la nicotine sur leurs systèmes circulatoires. D’autres ont eu le thorax ouvert, leurs artères pouvant ainsi être manipulées pour réduire le flux sanguin, puis ont été contraints d’inhaler de la fumée. (r) L’inhalation du tabac est parfois associée à l’absorption d’alcool pour étudier leur effets combinés sur le système cardiovasculaire.
Les oiseaux sont utilisés dans les études de toxicité,
les recherches sur la douleur, la peur, la vision, les malformations, l’athérosclérose,
le vieillissement … Dans une série d’expériences menée à l’Université de l’Iowa,
plusieurs centaines de poussins et de poulets (âgés de 1 à 15 jours) ont été
enfermés dans des cages sur des plaques chauffantes. Les oiseaux sautent-ils
plus vite à mesure que la chaleur de la plaque augmente ? Les oiseaux élevés
en groupe sautent-ils plus vite que ceux élevés en isolation ? Ou encore ceux
sous morphine sauteront-ils plus vite que ceux à qui l’on a administré de la
codéine ?
(s)
Afin de vérifier si les contractions statiques des muscles augmentaient la
pression artérielle chez les poulets, des chercheurs ont enfoncé des tubes
dans la veine ulnaire (aile), l’artère carotide et la trachée de ces
oiseaux. Ils ont percé leurs sacs aériens (partie du système respiratoire des
oiseaux) et y ont injecté de l’oxygène, de l’azote et du dioxyde de
carbone. Ils ont coupé leurs muscles, mis à nu le nerf sciatique avant de le
"stimuler" avec de l’électricité.
Dans le cadre de la recherche pour l’industrie de la viande, les oiseaux,
ainsi que tous les autres animaux dits "de consommation", endurent
toutes sortes d’expérimentations sur la privation de nourriture, les méthodes
de débecquage, de castration, d’abattage, les effets des températures extrêmes,
etc.
Ainsi, des poulets dans leurs cages ont été placés dans des tunnels de
ventilation pendant trois heures. La température était successivement baissée
et augmentée et les oiseaux arrosés.
(t)
Certains oiseaux se figent en cas
de danger. Pour reproduire
artificiellement ce
comportement : drogues et électrochocs.
animalrightsmedia.com
M. Pauly-Février 2005
Au Royaume-Uni, dans une recherche menée pour le Ministère de la Défense sur
les effets de l’ypérite (gaz moutarde)
et sur leurs traitements, des cochons
ont été exposés à cette arme chimique durant 3 à 4 jours; la peau des
cochons, affreusement brûlée, était ensuite poncée avec des meules électriques
(dermabrasion) jusqu’à ce qu’elle saigne. Ces animaux ont été abandonnés
à leur sort, pendant des semaines, avant d’être tués.
La recherche à des fins militaires tue et fait subir d’indicibles souffrances
à ces animaux, en testant sur eux des virus et des vaccins, des armes
chimiques, bactériologiques, des explosifs…Ce ne sont pas les seules
victimes, les moutons, chèvres, chats, chiens, rats, lapins, primates, furets,
oiseaux, batraciens, ne sont pas épargnés...
Utilisés pour l’étude des maladies cardiaques, de l’hypertension, du diabète,
de l’ulcère gastrique, de l’alcoolisme, de la chirurgie plastique et
reconstructrice et pour l’enseignement des techniques chirurgicales, les
cochons sont aussi victimes de diverses manipulations génétiques.
La transgénèse consiste à ajouter, retirer ou rendre inactif un gène pour étudier
son fonctionnement, créer des animaux porteurs de maladies spécifiques, ou des
animaux « pharmaceutiques » : dont le lait - ou le sang - aurait des vertus thérapeutiques
et produirait des protéines ou du plasma humains, ou encore des animaux
transformés en réserves d’organes pour les xénogreffes : comme le cochon
modifié avec de l’ADN humain, dans le but d’éviter les phénomènes de
rejet. Les applications des modifications génétiques intéressent également
l’industrie agroalimentaire en vue d’accroître le rendement animal :
toujours plus de viande, plus de lait, plus d’œufs ou en vue "d’améliorer"
sa production : viande moins grasse, lait plus digeste, œufs sans cholestérol…
Les amphibiens, sont utilisés pour des tests sur la vision, l’audition, le
système respiratoire, l’analgésie, la toxicologies, la régénération des
tissus, les allergies, le système nerveuxet en endocrinologie. Les reptiles
sont quant à eux utilisés pour des tests sur la vision, les fonctions du
sommeil. Les poissons, également "objets" d’expérience sur la
vision mais aussi empoisonnés lors de tests d’écotoxicité : des substances
chimiques sont versées dans des aquariums. Le nombre de poissons qui meurt est
relevé jour après jour et l’on mesure la concentration de produit capable de
tuer 50 % des poissons…
Et encore tant d’autres animaux non mentionnés ici sont et seront suppliciés
sous couvert de recherche scientifique. Pour les bénéficiaires de cette
institution criminelle, l’industrie pharmaceutique et ses satellites, ou
encore les « vivisecteurs » en mal de publications et de reconnaissance, la
souffrance et la mort de centaines de millions d’animaux n’est pas un
obstacle, l’absurdité et l’inefficacité de leurs recherches et la
dangerosité qui en découle pour la santé humaine non plus.
Mais nous, nous pouvons être un obstacle en dénonçant leur pratiques révoltantes,
immorales et frauduleuses et en soutenant les chercheurs qui oeuvrent pour une
science fiable et éthique et ceci, jusqu’à ce que les cages soient enfin
vides.
* Interview 27 oct. 1974 - The Pittsburgh Press Roto. L’auteur de ces propos
haineux, est l’initiateur des expériences de privation maternelle infligées,
entre autres, à des singes. Son objectif, selon lui, était d’étudier
"la nature de l’amour"!
(a) St-Bartholomew Medical School, R.U. - Sce : NAVS
(b) "Drunken Rats Used to Study Alcohol Effects". Newsday, 23 nov.
2004
(c) Jonathan Balcome, Ph.D « Stress and substance abuse : clearing up unethical
research, Sce : Physicians Committee for Responsible Medicine
(d) Unité Physiopathologie du comportement, à l’Inserm
(e) Emory University. Sce : CNN.com. 3 déc. 2004
(f) St Mary’s Hospital Medical School de Londres. Sce : NAVS
(g) Exposures - The absurdity of vivisection
(h) Nottingham University. St-George Hospital Medical School . Sce : Animal Aid
(j) Cambridge University, R.U. Sce : BUAV
(i) Journal of Biomechanics 37 (7): 1053-1059 July 2004 - Sce : Uncaged
campaigns
(j) IDA
(k) "Scientists reveal significant behavorial impacts of early life stress,
study therapies". Sce : Science Daily - 10 oct. 2004
(l) Why animal experiment must stop - Vernon Coleman
(m) The absurdity of vivisection
(n) Hideous nonsense. Sce : IDA
(o) Diary of Louise Wallis, SmithKline Beecham, Stock (R.U.) : enquête NAVS
(p) Paralkar et al 2003. Sce : PCRM
(q) Peta smoking animals.com
(r) Relative effects of cigarette smoke and ethanol on acute platelet thrombus
formation in stenosed canine coronary arteries. Keller JW, Folts Department
of Medicine, University of Wisconsin Medical School, Madison.
(s) Expérience menée par R.A. Hugues et K.J. Sufka, département de
psychologie - Sce : NEAVS
(t) Animal Award for mad science 2000 - Sce : Animal Aid
Animal Aid
Association Canadienne pour l’Avancement de la Recherche en Santé
BUAV/British Union for the Abolition of Vivisection
IDA/ In Defense of Animal
NAVS/National Anti Vivisection Society
NEAVS/New England Anti Vivisection Society
PCRM/Physicians Committee for Responsible Medicine
PETA/People for the Ethical Treatment of Animals
RDS/Resist Deadly Surgery
The Absurdity of Vivisection
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