
LES CIRQUES AVEC ANIMAUX: L'ENVERS DU DÉCOR
CIRCUSES WITH ANIMALS: BEHIND THE SCENES (English version)
Quel indigne et grotesque spectacle que celui de la mise en scène d’animaux sauvages sous les chapiteaux des cirques. Quiconque sait ce qu’endurent ces animaux dans le but de leur faire faire des numéros d’adresse, n’ira jamais dépenser la moindre somme d’argent pour assister à de telles mascarades qui ne peuvent en mettre plein la vue qu’à ceux qui ignorent encore ce que cachent tous ces oripeaux d’un autre temps..
UN PEU D’HISTOIRE
Qui n’a jamais entendu parler des jeux du cirque sous
l’empire romain?... Ainsi le terme « cirque » dérive du latin circus
qui signifie « circulaire » par allusion à la forme de l’enceinte où se déroulaient
les jeux publics de la Rome antique. Ces jeux, ainsi que les montreurs d’ours
et les ménageries privées furent à l’origine du cirque moderne apparu en
1768 lorsque Philippe Astley, de la cavalerie britannique, eut l’idée de créer
une piste ronde à Londres pour le dressage des chevaux de voltige. Cet espace
ouvert, ne permettant aucun trucage, fut adopté par les funambules, équilibristes
et jongleurs qui produiront leurs numéros les uns à la suite des autres sans
autre but que celui d’attirer un public avide de distractions, de sensations
fortes, mais aussi de merveilleux et d’enchantement. Plus tard, vers 1820,
furent introduits les chapiteaux, ce qui favorisa la mobilité des cirques. Tous
les cirques ne se produisent toutefois pas sous chapiteau. Une dizaine d’années
plus tard vint l’ère coloniale, période pendant laquelle on commença à
importer en grand nombre des animaux sauvages d’Afrique et d’Asie. Les
cirques les exhibèrent d’abord dans des cages roulantes placées autour de
leurs chapiteaux. Le public qui venait d’abord observer ces animaux exotiques,
assister aux repas des fauves ou à l’entrée des dompteurs dans les cages,
vint ensuite - consécutivement à l’invention de la cage démontable - sous
le chapiteau assister au dressage des fauves au centre de la piste. Durant cette
période honteuse de l’histoire occidentale - mais est-elle vraiment derrière
nous? - on exhiba et collectionna aussi des humains « exotiques » (indigènes)
ou « monstrueux » (nains, géants, obèses, individus difformes) dans un but
soi-disant éducatif… Le cirque traditionnel commença à perdre de sa
popularité après la seconde guerre mondiale. Entre 1970 et 1980, de grandes
enseignes disparurent et les faillites se succédèrent. Parallèlement, une
nouvelle forme de cirque émergea au cours des années 1980, une forme de
beaucoup plus recherchée sur les plans de la créativité et de l’esthétisme,
et qui – il n’est pas trop tôt! – tourne le dos à l’utilisation des
animaux tant sauvages que domestiques. L’ancienne forme perdure mais poursuit
heureusement son déclin grâce notamment aux protestations d’un public plus
civilisé et averti.
PROVENANCE DES ANIMAUX
Les ménageries des cirques et des zoos se sont constituées d’abord en pillant la nature des pays sous domination coloniale. Aujourd’hui, malgré qu’il soit plus complexe d’importer des animaux grâce à la CITES (1), nombre de cirques ne peuvent présenter les documents attestant l’origine des animaux qu’ils détiennent. Ce qui laisse entrevoir que les animaux exotiques d’origines illégales sont encore très nombreux. En fait, la plupart des éléphants par exemple, seraient capturés dans leur habitat naturel. Rappelons à cet effet que les éléphants, de même que les tigres et les primates sont des espèces menacées d’extinction. Une partie des animaux dans les cirques provient néanmoins des naissances en captivité dans les cirques mêmes, mais plus souvent des zoos.
CONDITIONS DE VIE MISÉRABLES
L’existence des animaux, comme la nôtre,
comporte un éventail de besoins dont la satisfaction est source de plaisir, et
la frustration, source de douleur. Les conditions de vie des animaux sauvages détenus
dans les cirques sont absolument incompatibles avec leurs besoins physiologiques
et éthologiques, et totalement irrespectueuses de leur dignité.
Lorsqu’ils ne sont pas en train d’être dressés, traumatisés, cassés ou
brisés, à force de privations de nourriture, d’eau ou de repos, à force de
menaces et de mises à exécution des menaces (crochets, bâtons électriques,
fouets, et autres « outils » d’asservissement), ou lorsqu’ils ne sont pas
en spectacle, adoptant des postures contre-nature, souvent douloureuses (éléphants
se tenant sur la tête), effectuant des acrobaties pénibles, voire dangereuses
(ours sur bicyclette, tigres bondissant à travers des cerceaux enflammés) ou
des pitreries vulgaires (singes affublés de déguisements), les animaux sont
soit confinés dans des installations exiguës souvent peu ou mal entretenues,
soit entravés ou enchaînés. De plus, ils ne mangent ni ne boivent en fonction
de leurs besoins réels, mais en fonction des impératifs économiques, de
dressage, de transport ou de spectacle. Ainsi, on n’abreuve pas adéquatement
les éléphants afin d’éviter qu’ils n’urinent en pleine représentation…

Source PETA
Ce n’est pas tout puisqu’à toutes ces misères s’ajoute celle des transports répétés à longueur d’année, fréquemment sur de longues distances, dans des véhicules inadaptés, non climatisés, occasionnant inconfort, stress et blessures. Comment une girafe peut-elle être déplacée selon vous? En la forçant à voyager le cou courbé… Seriez-vous capable pendant des heures d’être debout dans un véhicule motorisé sans possibilité de vous tenir, des chaînes aux pieds, sans pouvoir assouvir votre faim, votre soif, obligés d’uriner et de déféquer sur place? C’est pourtant notamment cela le lot des éléphants sous le joug du show business. Leur lot est aussi pour bon nombre d’entre eux de passer la majeure partie de leur vie attachés. Une étude relative aux cirques itinérants a observé un éléphant qui passait 96% avec des chaînes. Les tigres et les lions pour leur part, vivent et voyagent dans des cages de 4 pieds de haut par 7 pieds de long et 7 pieds de large; on les place en outre par deux dans ces cages… Les grands félins, les ours et les primates sont obligés de manger, boire, dormir, déféquer et uriner dans ces étroites cages.

Source PETA
La maltraitance est systématique dans les cirques et atteint parfois des sommets comme cette histoire d’un chameau mort de soif dans un cirque en France durant l’été 2003... La canicule sévissant à cette période ne peut expliquer la mort d’un animal supportant les températures extrêmes du désert. En fait, selon des témoins, les animaux du cirque franco-belge Muller n’étaient pas abreuvés, ce sont certaines personnes choquées par cette situation qui leur apportaient un peu d’eau pour les soulager…
Éléphant mort d’un coup de chaleur, la température de la remorque s’étant élevée au-delà de 120 degrés Farenheit (Source PETA)
Les impératifs biologiques des espèces sauvages, les
besoins et intérêts des individus des espèces exploitées dans les cirques ne
sont donc pas pris en considération ou ne pèsent qu’au minimum dans la
balance des circassiens. Les soins vétérinaires qualifiés sont en outre
souvent déficients. Les animaux exploités dans les cirques sont traités comme
des esclaves, de simples moyens dont leurs maîtres tirent bénéfice. Voilà la
vérité nue et accablante.
Le tableau d’ensemble est loin d’être rose même si sous les projecteurs
ceux qui tirent profit d’un tel mépris de la vie animale veulent faire croire
aux gens de bonne foi que les animaux sous leur emprise sont heureux.
« Tirer de temps à autre un petit bout de sucre de
votre poche, l’offrir à grignoter : votre élève donne une excellente
impression au public. Il se persuade que le sujet prend plaisir à exécuter un
numéro, qu’il est câliné et dorloté par un maître du soir au matin, et
qu’il aime ce maître, à en mourir. Ce sont là des trucs nécessaires pour
dissimuler les cruautés du métier. Si on se doutait de celles-ci, tous nos numéros
seraient interdits » Harry Collins, dresseur.
«THE BIG LIE BEHIND THE BIG TOP»
Il y a ce type d’illusion qui est entretenu. Il y en a
d’autres. Ainsi, on inverse aussi les rôles : l’agresseur (le dompteur)
devient l’agressé et le captif (l’animal sauvage) le dominant qu’il faut
maîtriser. Ainsi on tente d’épater le public, de prouver sa force, son
courage, son « magnétisme »…
Les animaux « exotiques » ont servi et servent encore d’appât pour attirer
le public. On ne se contente pas de les exhiber comme dans les premiers temps de
la colonisation, on les instrumentalise afin d’amuser ou émerveiller le
public à travers des comportements contre-nature qu’on leur impose par la
violence physique ou psychologique. Certains animaux sont muselés ou ont les
dents arrachées, d’autres sont drogués pour les rendre plus malléables,
pour mieux les contraindre, pour réussir à leur imposer un exercice, une
posture, voire une cohabitation (prédateur-proie) contraires à leur nature.
Tous les moyens sont bons pour obtenir leur soumission totale et permanente,
type de soumission obtenue d’abord et avant tout par la peur, voire la
terreur. Il arrive assez régulièrement que les animaux résistent, ce qui est
tout à fait sain de leur part. Toutefois ces animaux récalcitrants
s’exposent alors à des répressions plus brutales, à des corrections plus
rudes, à la mise au rancart, voire à la mort. On essaie ainsi de leur faire
comprendre qu’ils n’ont plus la moindre chance d’échapper à leur
horrible destin. Certains finissent quand même par exploser, par se révolter :
les évasions et agressions des animaux martyrisés sous les chapiteaux témoignent
qu’il est faux de penser qu’il est sécuritaire de fréquenter les cirques
ou que les animaux sous leur « tutelle » sont sous parfait contrôle. Ces
actions parfois terriblement sensationnelles témoignent surtout que les cirques
ne devraient plus détenir des animaux qui devraient être libres.
Le fait de ne pas être libres de mener l’existence qui est la leur, génère
des troubles comportementaux chez ces animaux, tels les stéréotypies
(mouvements répétitifs). Ces indicateurs de mal-être profond sont répandus
chez bon nombre d’animaux captifs des cirques. La frustration des besoins
fondamentaux de ces animaux est telle et les méthodes de dressage si brutales,
qu’il s’ensuit dépression, soumission et passivité. Même en faisant
abstraction de la brutalité inhérente au dressage, la détention des animaux
dans les cirques est source de grande souffrance pour eux. Prenons seulement
l’exemple des éléphants. Leur habitat naturel consiste en de vastes
territoires (des centaines de kilomètres) de savanes et de forêts en Afrique
ou en Asie. Dans les cirques, ils sont dans la quasi-impossibilité de se déplacer,
puisqu’ils sont presque toujours attachés. Dans leur environnement naturel,
ils dorment entre 2 et 5 heures, debout ou couchés sur le côté. Généralement,
les attaches croisées ou trop courtes qui les emprisonnent dans les cirques les
empêchent de se coucher. Il leur est en outre impossible de procéder à leur
toilette alors que normalement ils peuvent se baigner 2 heures par jour en
moyenne, prendre des bains de boue, se frotter contre les arbres et se coucher
dans la poussière. En liberté, ils passent environ 16 heures à rechercher
leur nourriture et à manger, alors que dans les cirques ils ne sont alimentés
que le matin et le soir uniquement. Dans leur habitat naturel, ils s’abreuvent
fréquemment alors que les circassiens ne leur laissent à peu près jamais
d'eau en permanence afin d’éviter les « dégâts d’eau » sur la piste.
Les éléphants nés en captivité sont retirés trop tôt – vers l’âge de
trois ans, parfois de un an seulement – de la protection et la supervision de
leurs mères, attachés avec des cordes qui blessent souvent leurs pattes, et
placés à l’écart, isolés, jusqu’à ce qu’ils apprennent à craindre
leurs dresseurs. Les choses se passeraient évidemment tout autrement si ces éléphanteaux
étaient nés libres. Ils auraient pu passer jusqu’à 15 ans sous la tutelle
de leurs mères.
En Belgique, l’association GAIA a produit récemment un rapport mettant en évidence
que les conditions de vie des animaux sauvages dans les cirques ne rencontrent même
pas les conditions minimales de bien-être animal imposées aux zoos belges…
PROBLÈMES
DE SÉCURITÉ ET DE SANTÉ PUBLIQUES
Tyke,
une femelle éléphant en fuite et en détresse qui fut tirée 87 fois avant de
s’effondrer... Elle se vengea de son dresseur en le tuant (elle le piétina)
en pleine représentation, blessa grièvement deux autres dresseurs qui
voulurent l’arrêter ainsi que douze spectateurs qui se trouvaient sur son
parcours avant de s’échapper hors du chapiteau, en pleine rue à Honolulu.
Ceci se passa en août 1994. On trouva des traces de cocaïne et d’alcool dans
le sang de son dresseur, Allen Campbell, réputé pour sa brutalité envers les
éléphants.
LES RETRAITES
Comment dispose-t-on des animaux qui ne performent plus?
Quel type de retraite leur offre-t-on? Là encore - ce n’est que suite logique
- leur sort n’a généralement rien d’enviable. Beaucoup sont euthanasiés,
notamment les fauves. Plusieurs sont relégués dans ce que l’on appelle les
quartiers d’hiver des cirques (souvent enchaînés ou encagés jusqu’à leur
mort), certains sont vendus à d’autres cirques, à des ménageries privées
ou à des zoos, voire à des laboratoires de recherche ou à des (2) « game farms
» ...
La présence d’animaux dans les cirques présente un
danger réel, tant pour le personnel qui y travaille que pour le public.
N’est-il pas naturel qu’à un moment donné ou à un autre, un animal
captif, battu, maltraité, bref qui souffre, cherche à se soustraire à cette
souffrance soit en s’évadant – ce qui comporte des risques pour ceux qui
croisent le chemin de l’animal en fuite – soit en attaquant ceux qui
entravent sa liberté, qui le maltraitent, le brutalisent et l’humilient,
notamment les dompteurs? Les rébellions d’animaux captifs peuvent occasionner
au personnel des cirques ou au public des blessures bénignes ou plus graves,
mais aussi la mort. Les animaux rebelles sont souvent abattus même si leur
seule faute consiste à défendre ce qui leur reste de dignité.
Voici quelques chiffres à propos d’incidents survenus de 1990 à 2003 dans le
monde, et impliquant des animaux captifs (Source : PETA) :
OURS : 26 ours ont été tués; 14 morts humaines (8 enfants) et plus de 40
humains blessés
GRANDS FÉLINS : 87 grands félins ont été tués; 53 morts humaines et plus
180 humains blessés.
ÉLÉPHANTS : 65 morts humaines et plus de 130 humains blessés.
PRIMATES : 450 primates ont été tués; 2 morts humaines et plus de 130 humains
blessés
Par ailleurs, un autre type de danger menace le personnel
des cirques et le public en général. En effet, depuis 1996, au moins 18 cas de
tuberculose ont été diagnostiqués chez les éléphants dans les cirques aux
États-Unis, et il faut savoir que Mycobacterium
tuberculosis ou le bacille de Koch – le nom de cette souche de
tuberculose – est transmissible des éléphants aux humains, et inversement.
Il est difficile d’évaluer avec exactitude la situation globale prévalant
chez les éléphants captifs puisque les tests de dépistage ne sont pas
suffisamment fiables (les éléphants « porteurs » – dont le bacille est en
état de latence dans leurs organismes – ne pouvant être diagnostiqués). En
outre, certains cirques falsifient ces tests ou tentent de ne pas s’y
soumettre. Plusieurs cas de cette souche ont notamment été détectés dans le
troupeau de la compagnie Hawthorne, une entreprise qui loue et vend ses éléphants
un peu partout en Amérique. Hawthorne Corporation est réputée pour son
manquement aux règles les plus minimales du bien-être animal. La tuberculose a
également été diagnostiquée chez plusieurs employés de cirque, particulièrement
chez ceux en contact plus étroit avec les éléphants. Il n’y a évidemment
pas que les employés de cirque à risque, mais aussi le public. Pour gonfler
leurs recettes, certains cirques font faire des tours sur le dos de leurs éléphants,
permettent aux gens de s’en approcher, voire de les nourrir. Les enfants plus
vulnérables aux infections à cause de la faiblesse de leur système
immunitaire, peuvent contracter, s’ils sont infectés, la méningite
tuberculeuse.
INTERDICTION
DES CIRQUES AVEC ANIMAUX
Legislation
prohibiting or Restricting Animal Acts
PROMOTION DES CIRQUES SANS ANIMAUX
Il est plus que temps à l’aube du troisième millénaire
que l’exploitation des animaux dans les spectacles itinérants prenne fin.
Depuis environ les années 1980, plusieurs cirques d’un tout nouveau style,
tel le renommé Cirque du Soleil, ont fait leur apparition et ne misent que sur
les performances humaines. En outre, des cirques préexistants se sont réformés
et ont évolué en délaissant l’utilisation des animaux.
Cette évolution des cirques semble aller de pair avec l’augmentation
croissante des villes et pays qui ont limité ou banni l’utilisation des
animaux dans les cirques.
Interdire l’utilisation des animaux dans les cirques,
c’est combattre non seulement la cruauté inhérente au type d’existence
imposé à ces animaux, c’est du même coup refuser que leur esclavage se perpétue
sous le fallacieux prétexte que les humains seraient supérieurs, qu’ils
auraient ainsi le « droit » de les asservir au gré d’une volonté
dominatrice exécrable. C’est également combattre les problèmes de santé et
de sécurité publiques connexes à une telle déviation de la part de
l’humanité. Les animaux sont innocents et bien des humains sont encore
manipulés à croire qu’il est juste d’emprisonner les animaux et de les «
dresser » pour les divertir.
Plusieurs pays ont interdit la présence d’animaux sauvages dans les cirques :
Autriche
Brésil
Costa Rica
Danemark
Finlande
Inde
Israël
Norvège
Singapour
Suède
Suisse
Un grand nombre de villes ont également légiféré pour interdire la présence
d’animaux sauvages dans les cirques. Pour notre pays le Canada, voici ces
municipalités :
Québec:
Ville Saint-Laurent
Ville de Mont-Royal
Colombie-Britannique:
Burnaby
Chilliwack
Coquitlam (ville)
Cowichan
Delta (municipalité)
Kamloops
Kelowna
Langley
Maple Ridge
Nanaimo (ville)
Nanaimo (district régional)
New Westminster
North Cowichan
North Vancouver
Parksville
Saanich
Salmon Arm
Surrey (ville)
Vancouver (ville)
Victoria
Terre-Neuve:
St-John’s
Nouvelle-Écosse:
Argyle
Bridgewater
Digby
Shelburne
Yarmouth
Aux États-Unis, 16 juridictions municipales ont banni les cirques avec animaux
sauvages. Plusieurs autres ont interdit certains numéros comme les tours d’éléphants
ou les combats d’ours. Pour plus de détails, voir :
En Grande-Bretagne, c’est plus de 220 municipalités ou comtés qui ont
interdit sur leur territoire de tels spectacles. L’interdiction touche dans
certains cas non seulement les animaux sauvages, mais toutes les espèces
d’animaux.
En Australie de l’ouest, 14 juridictions municipales ont banni les cirques
avec animaux sauvages. En Australie du sud, la ville de Tea Tree Gully a emboîté
le pas. Enfin, cette interdiction s’étend à tout le territoire de la
capitale de l’Australie, Canberra.
© 2005 Aequo-Animo - Tous droits
réservés Animals in Entertainment
CIRCUSES
WITH ANIMALS: BEHIND THE SCENES
The
staging of wild animals under the circus big top is a shameful and grotesque
spectacle. Anyone who knows what these animals are forced to endure in the name
of acrobatic feats would never spend the slightest amount of money to watch such
charades, which impress only those still ignorant of what these flashy rags of
the past are hiding. A
LITTLE HISTORY
Who
has not heard of circus games in the Roman Empire? Circus in Latin means
circular and refers to the shape of the enclosure where the public games of
ancient Rome took place. These games, along with bear exhibits and private
menageries, gave rise to the modern circus, which first appeared in 1768 when
British Cavalry officer Philippe Astley created a circular ring in London to
train horses for stunt riding. Not permitting any fakery, these open spaces were
used by aerialists, tightrope walkers, and jugglers performing one after the
other to attract thrill-seeking audiences eager for distraction, enchantment,
and the supernatural. Around 1820, big tops were introduced, promoting the
growth of moveable circuses. Still, not all circuses took place under big tops.
Some ten years later, during the colonial era, the importing of large wild
animals from Africa and Asia began. Initially, the animals were exhibited around
the tents in cages on wheels, and the public came to observe the exotic animals,
and watch big cat feedings or trainers entering the cages. Following the
introduction of cages that could be dismantled, audiences could see wildcats
tamed in the centre ring under the big top. During this shameful period in
western history—that may not yet really be behind us—“exotic” and
“monstrous” human beings were also collected and exhibited for so-called
educational purposes. These included natives, dwarfs, giants, and people that
were obese or deformed. After World War II, traditional circuses began to lose
popularity. Between 1970 and 1980, the big neon signs disappeared, and
bankruptcies followed. Around the same period (1980s), a new and much more
sophisticated circus emerged. With an accent on aesthetics and creativity, this
new circus finally eschewed the use of both wild and domestic animals. The
bygone style lives on, but fortunately its decline continues, thanks to the
protests of a more aware and civilized public. WHERE
THE ANIMALS COME FROM Circus
menageries and zoos were first built up by plundering nature from countries
under colonial domination. Now, despite the increased complexity of importing
animals thanks to CITES, many circuses cannot produce documents attesting to
the origin of their animals. Subsequently, we believe that there are still a
great many illegal exotic animals. For example, most elephants would have been
captured in their natural habitats, but remember that elephants, tigers, and
primates are endangered species. Some circus animals were born in captivity in
circuses themselves or more often in zoos.
WRETCHED
LIVING CONDITIONS
Like
us, animals have a range of needs which give rise to pleasure when satisfied and
pain when frustrated. Wild animals in circuses experience living conditions that
are totally incompatible with their physiological and ethological needs, and
entirely disrespectful of their dignity. When
animals are not being trained, traumatized, crushed, broken, deprived of food,
water, and rest, or being threatened with hooks, electric prods, whips and other
“enslavement tools”; when they are not assuming painful and unnatural
positions (elephants standing on their heads), performing dangerous stunts
(bears riding bicycles, tigers jumping through flaming hoops) or acts of vulgar
foolishness (monkeys dressed in costumes), they are either confined in cramped,
poorly maintained quarters, or shackled and chained. What is more, they do not
eat or drink according to their real needs, but to economic, training, travel,
or performance requirements. Thus, elephants are not given enough to drink to
keep them from urinating in mid-performance.
(Source:
PETA) And that is not all. Add to these miseries repeated
travel throughout the year, often over long distances in unsuitable, non
air-conditioned vehicles that cause discomfort, stress, and injury. How do you
think a giraffe is transported? By forcing it to travel with its neck bent.
Would you be able to crouch for hours with no possibility of standing
upright, your feet in chains, unable to satisfy your hunger or thirst, obliged
to urinate and defecate on the spot? Yet, that is precisely the lot of elephants
under the yoke of show business. Many of them are also doomed to spend the bulk
of their lives tied up. A study on travelling circuses reported an elephant
chained 96% of the time. Tigers and lions live and travel in cages 4 feet high,
7 feet long, and 7 feet wide; moreover, there are two in a cage. Large felines,
bears, and primates are forced to eat, drink, sleep, defecate, and urinate in
these narrow cages.
Source:
PETA Mistreatment
is standard in circuses, and sometimes it reaches new heights. Such was the case
of the camel that died of thirst in a circus in France during the summer of
2003. The punishing heat wave of the time cannot explain the death of an animal
able to tolerate extreme desert temperatures. According to witnesses, animals in
the Franco-Belgian Muller circus were given nothing to drink. Rather, certain
people appalled by this situation brought the animals a little water for relief.
Elephant
dead from the heat. The temperature in the trailer had risen to above 120
degrees Fahrenheit (Source:
PETA) In
the circus environment the basic needs and requirements of wild species and of
individuals from exploited species are ignored or given minimal attention.
Moreover, qualified veterinarian care is often lacking. Animals exploited in
circuses are treated like dumb slaves whose masters reap the benefits. That is
the naked and damning truth. The
overall picture is far from rosy, even if those who profit from such disregard
for animal life honestly want people to believe that the animals under the
spotlight are happy.
“THE
BIG LIE BEHIND THE BIG TOP”
This
kind of illusion is maintained, and there are others: roles are also reversed.
The attacker (the trainer) becomes the attacked, and the captive (the wild
animal) becomes the dominant one to be mastered. In this way, the trainer tries
to impress the public and prove his strength, courage, and “magnetism.” Exotic
animals have served and continue to serve as bait for attracting audiences. It
is not enough to exhibit them as in the early colonisation period. Instead, they
are exploited through physical or psychological violence and the infliction of
unnatural behaviours in order to amuse and bedazzle audiences. Some animals are
muzzled or have their teeth pulled out. Others are drugged to make them more
compliant and force something on them that is contrary to nature—an exercise,
a posture, and even predator-prey cohabitation. Any means is acceptable for
obtaining total and permanent submission—primarily through fear, if not
terror. It happens quite regularly that animals choose to resist, which is
perfectly healthy. However, these recalcitrant animals risk more brutal
repression, rougher punishment, disposal, or even death. Thus, they are made to
understand that they no longer have the slightest chance of escaping their
horrible destiny. All the same, some end up exploding or rebelling. Escapes and
attacks by animals tortured under the big tops show how wrong it is to believe
that attending circuses is safe, or that circus animals are perfectly
controlled. These sometimes highly sensationalized behaviours clearly show that
circuses should no longer detain animals that should be free. Having
no freedom to lead their own lives causes stereotypical behaviours in a great
many captive circus animals, including repetitive movements, which are
indicators of deep disturbance. Frustration of these animals’ basic needs
coupled with such brutal training causes depression, submission, and passivity.
Aside from the inherent violence, detaining animals in circuses causes intense
suffering. Take elephants, for instance, whose vast natural habitats cover
hundreds of kilometres of savannah and forest in Africa and Asia. In circuses,
they are almost always tied up and can barely move. In nature they sleep between
2 and 5 hours standing or lying on their sides; the short, twisted ties that
imprison them in circuses usually prevent them from lying down. Moreover, circus
elephants cannot attend to their toilet, where in the wild they spend an average
of 2 hours a day taking mud baths, rubbing against trees, and lying in the dust.
At liberty, they spend about 16 hours foraging for food and eating; in circuses
they are fed only morning and evening. In nature, they drink often; circus
personnel consistently give them the minimum, in order to avoid “water
damage” in the ring. Elephants born in captivity are taken too early from
their mothers’ protection and supervision (between age one and three), tied
with ropes that injures their feet, and isolated until they learn to fear their
trainers. Clearly, things would be completely different if these little
elephants were born free—they would spend up to 15 years in their mothers’
care. In
Belgium, the GAIA association recently produced a report revealing that the
living conditions of wild animals in circuses do not meet even minimal
conditions for animal welfare in Belgian zoos. RETIREMENT
How
are animals disposed of when they no longer perform? What kind of retirement is
offered? Here again—and it follows logically—their fate is generally not to
be envied. Many, especially the big cats, are euthanized or relegated to
so-called circus winter quarters and often chained or caged until death. Some
are sold to other circuses, private menageries or zoos, or even research labs or
game farms. PUBLIC
HEALTH AND SAFETY The
presence of animals in circuses poses a real danger both for staff and the
public. Doesn’t it seem natural that a suffering, beaten, or mistreated
captive animal will eventually seek release by escaping (posing risks to those
who cross its path) or by attacking those who hamper, mistreat, brutalize, and
humiliate it (the trainers)? Rebellion by captive animals can cause not only
mild or serious injuries to circus personnel and the public, but death as well.
Restive animals are often beaten, although their only “fault” is defending
what remains of their dignity. The
following incidents involving captive animals occurred worldwide from 1990 to
2003 (Source: PETA): BEARS:
26 bears killed; 14 human deaths (8 children); more than 40 people injured BIG
CATS: 87 big cats killed; 53 human deaths; more than 180 people injured ELEPHANTS:
65 people dead and more than 130 injured PRIMATES:
450 primates killed; 2 human deaths; more than 130 people injured In
August 1994, Tyke, a fleeing female elephant in distress, was shot 87 times
before collapsing. She avenged her trainer by trampling him to death during a
performance. She seriously injured two other trainers who tried to stop her, as
well as 12 spectators who happened to be in her path before escaping the big top
on a busy street in Honolulu. Traces of alcohol and cocaine were found in the
blood of her trainer, Allen Campbell, reputed for his brutality toward
elephants. Still
another kind of danger is threatening circus personnel and the public. Since
1996, at least 18 cases of tuberculosis were diagnosed in circus elephants in
the United States, and it has been reported that Mycobacterium tuberculosis or
Koch’s bacillus (this strain of TB) is mutually transmissible from elephants
to humans. It is hard to precisely evaluate the current situation in captive
elephants worldwide. Screening tests are not reliable, since carrier
elephants’ latent bacilli cannot be diagnosed. Moreover, some circuses falsify
tests or try to avoid submitting them. Several cases of this particular strain
were detected in a herd of the Hawthorne Corporation, a business that rents and
sells elephants throughout North America. The Hawthorne Corporation is well
known for breaching the basic rules of animal welfare. Tuberculosis was also
diagnosed in several circus employees, particularly those in close contact with
elephants. The risk affects not only circus employees, but also the public. To
inflate their receipts, some circuses offer elephant rides so people can
approach and even feed the animals. Consequently, children who are more
vulnerable due to weaker immune systems can, if infected, contact tubercular
meningitis. PROMOTING
CIRCUSES WITHOUT ANIMALS At
the dawn of the third millennium, it is high time to end the exploitation of
animals in travelling shows. Beginning in the 1980s, a number of new-style
circuses focusing entirely on human achievements appeared, such as the renowned Cirque
du Soleil. Moreover, pre-existing circuses have been revamped and developed,
leaving the use of animals behind. This
trend in circuses seems to go hand in hand with the increasing number of cities
that have similarly limited or banned such use of animals. BANNING
CIRCUSES WITH ANIMALS Banning
the use of animals in circuses combats not only the inherent cruelty in the kind
of life imposed on these animals, but also the perpetual false belief that
humans are superior, and therefore have the abominable right and will to
subjugate and dominate. The ban also helps prevent public health and safety
issues related to such human prejudice. Animals are innocent, yet many people
are still manipulated into thinking that it is legitimate to imprison and train
them for entertainment. A
number of countries have banned the use of wild animals in circuses: Austria Brazil Costa
Rica Denmark Finland India Israel Norway Singapore Sweden Switzerland Québec: Ville Saint-Laurent Ville de Mont-Royal British
Columbia: Burnaby Chilliwack Coquitlam
(city) Cowichan Delta
(municipality) Kamloops Kelowna Langley Maple
Ridge Nanaimo
(city) Nanaimo
(regional district) New
Westminster North
Cowichan North
Vancouver Parksville Saanich Salmon
Arm Surrey
(city) Vancouver
(city) Victoria Newfoundland: St.
John’s Nova
Scotia: Argyle Bridgewater Digby Shelburne Yarmouth In
the United States, 16 municipal jurisdictions have banned circuses with wild
animals. A number of others have prohibited certain acts such as elephant rides
and bear fights. For details see: Legislation
prohibiting or restricting animal acts In
Great Britain, more than 220 municipalities and counties have prohibited these
shows. In some cases, the restriction includes not only wild animals, but all
species. In
western Australia, 14 municipal jurisdictions have banned circuses with wild
animals. In Southern Australia, the city of Tea Tree Gully followed suit. This
restriction applies to the whole region of Australia’s capital, Canberra. DEFICIENT
LEGISLATION Currently,
no country has fair laws regarding animals—which are our equals. Some places,
such as Germany, have demonstrated a certain legislative boldness, but from the
perspective of abolishing discriminatory and dominating practices towards
animals, the situation is still completely inadequate. Remember that we too are
animals, and that showing solidarity acknowledges this common identity.
Differences between animals (both species and individuals) should be perceived
as rich and mysterious, as diverse and infinite expressions of life. Yet,
tragically, they are seen as grounds for denigration and the justification of
violent and destructive acts. It is extremely urgent that we realize that our
misguided perceptions about ourselves and everyone and everything in relation to
us affect our lives in general and our survival. However, for the time being,
let us be pragmatic and take action for animals tortured in circuses. To do this
we must know the current legislation in our countries. In
Canada, Global Action Network can provide comprehensive information to
anyone wanting to take action to abolish the exploitation of circus animals. In
France, One Voice is the
best reference. In
Belgium, GAIA
leads an exemplary campaign despite the telling reversal of
circumstances. In
the United States, the indispensable PETA
provides top quality guidance. The
PETA website also features a number of videos on animals in
entertainment. Author:
Catherine Pelchat, 2005 ___________________________________
(1) CITES: The Convention on
International Trade in Endangered Species of Wild Fauna and Flora is an
international agreement between governments. Its aim is to ensure that
international trade in specimens of wild animals and plants does not threaten
their survival. (2)
Game
farm: Place where people can kill animals for amusement and/or gain access to
exotic meats.
LÉGISLATIONS DÉFICIENTES
Aucun pays n’est actuellement doté de lois justes à
l’égard de nos égaux de fait, les animaux. Quelques-uns manifestent une
certaine hardiesse législative, telle l’Allemagne, mais cela demeure tout à
fait insuffisant dans une optique d’abolition des pratiques discriminatoires
et dominatrices à l’endroit des animaux. Il serait bon de nous rappeler que
nous sommes aussi des animaux et que se montrer solidaires d’eux, c’est
reconnaître cette commune identité. Les variations entre les espèces animales
ainsi qu’entre les individus qui les constituent devraient être perçues
comme une richesse, un mystère, comme l’expression diverse, voire infinie du
phénomène de la vie. Elles sont tragiquement perçues comme des motifs de dépréciation
des différences, de justification d’actes violents et destructeurs.
L’humanité doit de toute urgence prendre conscience de ses manières erronées
de se concevoir et de concevoir tout ce avec qui ou quoi elle est en relation,
il y va de la vie en général et de sa survie. Dans l’immédiat, soyons
toutefois pragmatiques. Pour les animaux martyrisés dans les cirques, on peut
agir. Pour cela, il faut connaître la législation en cours dans le pays que
nous habitons.
En ce qui concerne le Canada, le Réseau
action globale (Global Action Network) est en mesure de fournir
l’information et l’aide nécessaire à quiconque veut agir pour faire
disparaître l’exploitation des animaux dans les cirques.
Pour la France, One
Voice constitue la meilleure référence en la matière.
En Belgique, se référer à GAIA
qui mène une campagne exemplaire malgré des revirements de situations qui en
disent long…
Pour les États-Unis, l’incontournable PETA
s’avère un guide de premier choix.
PETA offre de plus la possibilité de visionner plusieurs vidéos
sur les animaux utilisés dans les divertissements :
Aux États-Unis, la HSUS
travaille à mettre un frein à l'utilisation d'animaux sauvages dans les
cirques
Catherine Pelchat
___________________________________
(1) CITES : « La Convention sur le
commerce international des espèces de faune et de flore sauvages menacées
d'extinction, connue par son sigle CITES ou encore comme la Convention de
Washington, est un accord international entre États. Elle a pour but de veiller
à ce que le commerce international des spécimens d'animaux et de plantes
sauvages ne menace pas la survie des espèces auxquelles ils appartiennent. »
(2) « Game farm » : Lieu où l’on peut se
divertir en abattant des animaux et/ou l’on peut avoir accès à des viandes
exotiques.


Kind Translators/Traducteurs
pour le traitement éthique des animaux
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