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Peu m'importe que la vivisection ait ou non permis d'obtenir des résultats utiles pour l'espèce humaine. La souffrance qu'elle inflige à des animaux non consentants est la base même et la justification de mon hostilité, cela me suffit. (Mark Twain) |
Le terme "vivisection" est aujourd’hui
couramment employé pour désigner l’ensemble des expériences faites sur les
animaux, qu’elles impliquent ou non l'acte de "couper dans le
vivant". De nombreux vivisecteurs s’en offusquent et préfèrent même
remplacer le mot " expérience", encore trop évocateur, par "protocole",
"procédure" ou encore "recherche sur modèle" pour définir
les horribles traitements qu’ils infligent à leurs victimes.
Ces expériences sont en majorité effectuées sans anesthésie afin de ne pas
altérer les résultats. Du reste, les animaux les plus utilisés sont des
souris et des rats, qui sont faciles à manipuler, bien qu’ils puissent être
aussi immobilisés dans des boîtes ou autres appareils de contention d’où ne
dépasse que la tête, comme le sont d’autres animaux qui offrent plus de résistance.
Pour ne pas être importunés par les aboiements des chiens - ou par souci de
discrétion - les vivisecteurs procèdent couramment à la dévocalisation par
cautérisation des cordes vocales. Lorsqu’une anesthésie est toutefois
pratiquée, celle-ci n’est pas nécessairement bien administrée, et
l’animal se retrouve paralysé, mais pleinement conscient. Le recours aux
analgésiques après les expériences ne fait pas non plus partie des priorités
des vivisecteurs.
Les animaux de laboratoire mourront au cours ou à
la suite d’expériences, de maladies, d’infections non soignées ou seront
euthanasiés.
Des centaines de millions d’animaux sont sacrifiés chaque année dans le
monde (1) au profit de la recherche médicale, biologique, génétique, vétérinaire
(et pour l’enseignement dans ses domaines), de la recherche en psychologie
comportementale, de l’industrie pharmaceutique, chimique, cosmétique,
agroalimentaire, de l’industrie du tabac. La plupart des pays ne fournissant
pas de statistiques fiables, il est impossible de connaître le nombre exact de
ces animaux. Aux USA, par exemple, les laboratoires n’ont pas à fournir le
nombre de souris, de rats et d’oiseaux utilisés pour leurs expériences,
alors qu’ils constituent de 80 à 95 % de leurs victimes. Afin de ne pas
risquer de pénurie, les laboratoires élèvent souvent les animaux en surnombre,
ceux qui ne sont pas utilisés pour des expériences sont tués, mais non
comptabilisés (2), pas plus que les animaux génétiquement modifiés, tués
s'ils sont atteints d’imperfection. Quant aux animaux utilisés à des fins
militaires : aucune donnée, secret défense oblige.
Les animaux martyrisés au nom de la science sont des souris (considérées
comme "un modèle de choix" elles font partie, en quelque sorte de
"l’équipement de base" des labos; manipulation et entretien facile,
gain de place, grande capacité de reproduction, coût faible), des rats, des
cochons d’inde, des hamsters, des chats (très prisés car ils peuvent endurer
d’incroyables souffrances avant de succomber), des chiens, des lapins, des
grenouilles, des salamandres, des primates, des oiseaux, des gerbilles, des
serpents, des cochons, des moutons, des vaches, des chevaux, des vers, des
sauterelles, des cafards, des visons, des furets, des mouches, des renards, des
calmars, des oursins, des poissons et d’autres encore.

Image-Gracieuseté The Animals Voice
Ce « matériel vivant » provient d’élevages spécialisés, d’animaleries,
de zoos, de refuges, de captures d'animaux sauvages ou encore de trafic.
Certains laboratoires possèdent leurs propres élevages.
Voici certaines des « procédures » opérées sur les
animaux :
- Application de produits corrosifs sur la peau, sur les muqueuses et dans les yeux
- Brûlures, radiations
- Gazage
- Décharges électriques
- Absorption d’alcool et de drogues
- Absorption de substances toxiques par inhalation, voie orale ou encore injectées à
travers des tubes
implantés dans le cerveau, l’estomac, la veine jugulaire…
- Lésion des organes et des membres
- Section de la moelle épinière
- Chocs traumatiques
- Amputation, énucléation
- Induction de maladies infectieuses, d’ulcères, de cancers
- Privation de nourriture, gavage
- Privation de sommeil, d’oxygène
- Greffe d’organes
- Manipulations génétiques
- Isolement, induction de stress, de dépression, de peur, d’agressivité et de folie
Comme l’ont révélé des enquêtes et des enregistrements vidéos effectués
dans des laboratoires par plusieurs organisations anti-vivisection, les
vivisecteurs, conscients que les animaux sont des êtres sensibles qui
ressentent la douleur, le stress, la peur et la solitude, mais incapables d’éprouver
la moindre empathie à leur égard, non contents de leur faire subir des
souffrances inimaginables lors des expériences n’hésitent pas, lorsque leurs
victimes se débattent ou crient, à leur donner des coups. Certains se plaisent
également à leur infliger toutes sortes de brimades et de moqueries indignes.
Ces vidéos montrent aussi des euthanasies pratiquées de façons aberrantes ou
prétextes à se défouler (souris décapitées avec des ciseaux ou jetées
contre les murs). (3)
Les vivisecteurs mettent constamment en avant le fait que l'expérimentation
animale est strictement réglementée et que les animaux dits « de laboratoire
» sont, par conséquent, protégés. Effectivement, des lois régissent la
bonne pratique consistant à infliger de la douleur. Ce sont d’ailleurs
essentiellement des recommandations laissant le champ libre à l’interprétation
des vivisecteurs. Comme par exemple celle stipulant que les animaux doivent être
anesthésiés lors d’une expérience, sauf si cela est incompatible avec le
but recherché !
Que penserions-nous de ces prétendues protections si elles s’appliquaient à
nous-mêmes ?
Il ne peut y avoir d’éthique là ou il y a vivisection. Soumettre l’expérimentation
animale à un code de bonne conduite est inepte. Si les animaux étaient anesthésiés
pendant les expériences puis traités contre la douleur, s’ils étaient
correctement nourris, si leurs cages étaient propres, s’ils n’étaient pas
isolés -ou, dans le cas des rongeurs, souvent en surnombre, l’expérimentation
animale ne serait pas morale et acceptable pour autant. Les animaux n’ont pas
à servir de tubes à essai et à être gavés de substances toxiques. Ils
n’ont pas à être brûlés ou mutilés, ni euthanasiés lorsqu’ils ne sont
plus utilisables et ils n’ont pas à être détenus en prison.
Même si la vivisection n’était pas ce qu’elle est, c’est-à-dire une méthode
de recherche inefficace car basée sur des principes erronés et dont les résultats
se sont tant de fois avérés dangereux, elle serait encore injustifiable. Une
telle pratique ne peut pas être justifiée, elle ne peut pas être réglementée.
Elle doit être abolie.
Pensez à l’animal que vous aimez tendrement. S’il est à vos côtés,
tendez la main vers lui et touchez-le. Maintenant, imaginez-le, imaginez votre
chien, votre chat ou votre lapin, attaché, vivant et conscient sur la table du
vivisecteur. Imaginez le vivisecteur s’approchant, scalpel levé. Imaginez un
tube implanté dans le cerveau de votre compagnon et le scientifique versant délibérément,
à travers ce tube, une substance chimique irritante qui s’écoule directement
dans le cerveau de votre animal. Imaginez le scientifique qui s’assoit et
attend de voir ce qui va se produire. En moins d’une minute ou deux, votre
compagnon se met à trembler. Ce tremblement, faible d’abord, s’intensifie
et se généralise. Puis, il commence à pousser des cris, forts et pitoyables.
Sa respiration devient rapide, il salive. Ses oreilles tressautent, ses poils se
hérissent. Il vomit, urine, ses intestins se vident. Dans sa blouse blanche, le
scientifique impitoyable, qui surveille tout cela, observe froidement la détresse
de votre compagnon et note avec soin tous les détails dans son carnet. (Vernon
Coleman - Fighting for animals)
M. Pauly
Novembre 2004
(2) Au Royaume-Uni, pour chaque animal utilisé dans les labos, 2 autres considérés
comme inutiles sont "jetés". À la "Charing Cross &
Westminster Medical School", sur 52 435 animaux élevés pour le
laboratoire, 15 198 étaient utilisés pour des expériences. 33 348
animaux "excédentaires" étaient gazés. "Dans la chambre à
gaz, ils grimpaient les uns sur les autres, essayant désespérément d’échapper
à la mort. Des animaux encore vivants étaient jetés dans des sacs poubelles
avec les cadavres de leurs compagnons de cage." (National
Antivivisection Society - Animal experiments : The shocking truth)
(3) Exposures of vivisection : rapports d’enquêtes menées par SHAC, BUAV,
NAVS, PETA, etc…
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